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Le tatouage tribal, aux racines de l'âme, de l'art et de l'homme...
Il y a plus de 5.000 ans, un de nos ancêtres, Ötzi, retrouvé dans les glaces à la frontière entre l'Autriche et l'Italie, arborait déjà des tatouages sur les jambes et le bas du dos. Ce n'est pourtant qu'en 1858 que notre lexique adoptera officiellement le terme, dérivé francisé du tahitien "tatau". Cette prévention contre le tatouage vient certainement de notre culture et, plus particulièrement, de la Bible qui, dans l'Ancien Testament, le condamne : "(...) vous ne ferez pas dessiner de tatouage sur votre corps car Je suis l'Éternel". Il parait alors assez cohérent que cette vogue et cette démocratisation du tatouage dans nos pays corresponde à une période où la culture religieuse judéo-chrétienne est moins dominante. On cherche à se distinguer, à s'embellir. À marquer les esprits, comme on se marque le corps. D'abord d'essence individualiste, le port et l'exposition du tatouage devient rapidement un signe de reconnaissance, qu'il soit générationnel, social, éthnique, culturel, cultuel, etc. Les symboles, motifs et codes ne manquent pas, pas plus que ne manquent les officines où les tatoueurs perpétuent la tradition millénaire du tatouage tribal. Il est toutefois possible de conférer au tatouage tribal une dimension ludique : il en existe désormais des temporaires. Un clin d'oeil, pour être chaque jour ni tout à fait le même, ni tout à fait différent. |
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